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 L'histoire d'une protéine de soja ou comment faire parler les mauvaises langues NEW!

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MessageSujet: L'histoire d'une protéine de soja ou comment faire parler les mauvaises langues NEW!   Jeu 11 Mar 2010 - 21:58

Cette histoire est purement fictive, ce n'est qu'un exercice littéraire, rien de plus. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite. Cet article ne vise pas non plus à dénigrer la pratique du fitness, bien au contraire, mais ne fait qu'en dénoncer les abus et la surexploitation commerciale qui en résulte souvent.

C'est l'histoire de José, trente ans, avide consommateur de fitness, de body step, de move-o-danse et autres techniques complexes de cardio training d'origine américaine. Comme vous le savez, le fitness est un sport inventé aux USA, tout comme le cardio-training dont il est un dérivé direct. Avant le fitness, les sports d'endurance n'avaient pas la même importance (médiatique), du moins sur le plan commercial. Et José, est un grand amateur de fitness.

Ca avait commencé par le step avec un appareil en plastique fort simple qui permettait une évolution notable à partir de l'aérobic de Véronique et Davina (pour ceux qui s'en souviennent encore). Puis les choses ont évolué, les techniques de step aussi; en envahissant les Etats-Unis puis l'Europe et la France. Des clubs jadis fréquentés par des adeptes de la fonte où ont entendait que les mouches voler se sont petit à petit transformés en salles de techno survoltées en infra basse tout en permettant un enrichissement exponentiel de ceux qui dirigeaient ces clubs d'un nouveau genre, les adeptes de la remise en forme et de la consommation intensive du sport au détriment de la pratique sportive elle-même. Le sport était devenu un prétexte à faire de l'argent mais il avait perdu sa vocation initiale.

José a donc adopté le step, très vite inscrit dans une salle branchée de la capitale où, prétexte de la remise en forme oblige, se retrouve un nombre incalculable de jeunes gens de tous âges, permettant rencontres en tout genre entre les cours de step, de body pump et body danse quelque chose qui se succèdent tous les six mois. C'est à peu près l'ordre de fréquence d'apparition des nouvelles modes de cardio training qui nous viennent, je vous laisse deviner, des USA parce que c'est plus branché. On précisera parfois que le mouvement est né en Californie parce que là bas, il fait chaud, c'est presque exotique et tout le monde est branché fitness. Pour tous les participants ou participantes (puisque c'est ça l'intérêt), le move et l'ambiance sont bien là pour faire bouger les petits fessiers de ces jeunes filles désœuvrées de 35, 40 ans un peu sur le retour, parfois délaissées par leur mari, bien trop occupé à s'occuper du CA de son entreprise que de la libido de sa femme et qui cherchent à se "remettre en forme".

José est amateur de protéine de Soja parce que, lui a t-on dit, c'est une protéine qui contient tous les acides aminés dont il a besoin, qui se digère facilement, et qui est tout à fait adaptée aux régimes végétariens. En effet, José est branché, végétarien et grand consommateur de produits fitness en tout genre. José ne comprend pas non plus l'intérêt de certains à déplacer des masses titanesques pendant des heures tout en prenant, eux aussi, de la masse, et ne jurant que par la whey, un terme anglosaxon étrange mais commercialement correct qui réfère au petit-lait ou lactosérum, une protéine de qualité extraite du lait que l'on avait l'habitude de jeter à l'égout après la fabrication du fromage.

La protéine de soja fait bien l'affaire de José puisque riche en isoflavones, elle lui permet de nourrir son corps frêle mais 100% fitness tout en soignant son taux de cholestérol. Ce que José ne sait pas c'est que ces mêmes isoflavones ressemblent de près aux oestrogènes (les hormones féminines) et que leur influence sur son corps est bien réelle. Un excès de soja ne fera rien de bon pour l'équilibre œstrogène/testostérone de José mais il s'en moque, notre adepte du fitness entretient sa forme avec une protéine végétale de qualité, c'est ce qui importe.

Heureusement, Une nouvelle mode fitness vient de faire son apparition entre le body cycling, et le body attack, une variante d'art martial et de danse dont José est amateur. Voilà de quoi se divertir en faisant un peu de sport (pas trop ça pourrait fatiguer). Effectivement, tous les prétextes sont bons pour inventer une mode éphémère qui parfois ne dure qu'une saison mais qui rapporte. Disons que d'ici deux à trois ans, un nouveau style de cycling quelque chose viendra terminer de rentabiliser l'achat des 35 vélos nécessaires à la pratique de cette activité fitness fort rentable. C'est toujours ça de gagné.

A l'opposé, les adeptes de la fonte n'ont besoin que de barres et d'haltères, parfois de quelques machines pour s'entraîner. Finalement, un musclé, ça rapporte assez peu aux gérants de salle puisque ça préfère investir dans les compléments alimentaires. D'où l'intérêt pour un gérant de suivre la mode ou, par opposition au style "remise en forme", de ne compter que sur l'ambiance sympathique et conviviale de la communauté des musclés.

Au bout de quelques mois d'inscription dans son club branché, José et son poids de crevette, s'est épris d'Amandine, laquelle pratique avec assiduité le cours de Move Dancing, une nouveauté qui combine la danse et autre chose... hum... enfin bref, c'est une espèce de danse qui amène de nouvelles inscriptions au club. Malheureusement pour José, Amandine s'est prise de passion pour Arnold, qui lui ne fréquente pas les cours de fitness, qui ne boit pas sa protéine de soja mais plutôt sa whey et autres Milk & Egg, et qui est loin de la silhouette de la crevette. C'est peut-être aussi un critère recherché par Amandine, l'héroïne de cet article truculent et mauvaise langue mais il faut bien dire que l'humour grinçant est parfois nécessaire afin de critiquer astucieusement les dérives en tout genre de la communauté sportive, là où l'éphémère, l'affichage et le merchandising ont parfois plus à dire que l'authenticité sportive qui faisait la force de la Grèce antique, d'Olympie à Venice où d'autres athlètes pionniers comme Ben et Joe Weider, Arnold Schwarzeneger, Frank Zane, Franco Colombu, Mike Metzer, Carl Lewis, le baron de Coubertin, Zinédine Zidane, David Beckam, Didier Deschamps, Michael Jordan, Yannick Noah, Cassius Clay, Pélé, Michel Platini, Maradona et tant d'autres ont donné au sport ses valeurs de noblesse, de loyauté et de volonté à se dépasser à chaque instant.

Sportivement,
Eric Mallet

http://espacecorps-espritforme.over-blog.fr/article-l-histoire-d-une-proteine-de-soja-ou-comment-faire-parler-les-mauvaises-langues-45764144.html
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