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 L'historique de l'haltérophilie

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jodu95340
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MessageSujet: L'historique de l'haltérophilie   L'historique de l'haltérophilie Icon_minitimeDim 10 Juil 2011 - 21:38

HISTORIQUE DE L’HALTEROPHILIE

L’haltérophilie a pour point de départ l’expression de la force physique ; il faudrait donc remonter jusqu’à l’apparition de l’homme sur la terre pour trouver sa véritable origine.
Depuis les Temps Antiques, la renommée des Hercules, Samson, Milon de Crotonne a franchi mers et continents et s’est gravée dans l’histoire de l’humanité.
Qui ignore, en effet, les douze travaux d’Hercule, la force que Samson trouvait dans sa chevelure ou encore la puissance que déployait le Grec Milon pour charger un boeuf sur ses épaules ?

L'histoire de la Force retient encore les exploits des gladiateurs, des guerriers célèbres pour leur aptitude à pourfendre, à enfoncer, à manipuler des armes gigantesques, à supporter de lourdes cuirasses ; ainsi, jusqu’à l’apparition de l’arme à feu, la force constituait la principale qualité du combattant sur laquelle reposaient les chances de survie.
Plus significatifs et surtout plus proches du sport haltérophile, apparaissent les tours de forces exercés sur des objets lourds tels que blocs de rocher, troncs d’arbre, tonneaux, meules de meunerie, enclumes, sacs de grains ou animaux de gros calibres. Certains de ces exercices de force s’implantent si bien que nous les retrouvons encore aujourd’hui au programme des fêtes folkloriques en Allemagne, au Pays basque, en Ecosse...

Sans aucun doute, les champions de ces “levés ” et “portés ” sont des hommes très forts par rapport à leurs contemporains, mais il est difficile d’apprécier la valeur réelle de leurs efforts, en raison de la diversité de la forme, du volume et de la masse des engins manipulés, de la multiplicité des tours de mains, des “trucs ” et des techniques.
A toutes les époques, des hommes ont cherché à contrôler avec impartialité les exploits de leurs semblables, mais ce n’est qu’à partir du XVIIIe siècle que l’on trouve des traces de ces travaux. Il faudra attendre plus longtemps encore pour qu’un matériel normalisé, pour que des règlements communs permettent de comparer la valeur physique des hommes de tous les pays et de tous les temps.

LES PRECURSEURS
Hippolyte Triat (1812 1881) est le véritable précurseur de l’haltérophilie. Né dans le midi de la France, orphelin à 4 ans, enlevé par des bohémiens à 6 ans, il est d’abord danseur de corde, puis dès l’âge de 13 ans il présente, en compagnie d’un Espagnol et de ses deux fils, un numéro de poses plastiques et de lever de poids. Accidenté à l’âge de 16 ans, il entre au collège des Jésuites de Burgos pour une période de six ans ; il y enrichit ses connaissances qui jusqu’alors étaient essentiellement pratiques ; il reprend ensuite son métier d’artiste et ses activités d’athlète, il obtient un vif succès en Espagne, en Angleterre, puis en Belgique. A Bruxelles, il crée un gymnase qu’il dirige pendant sept ans. Agé de 35 ans, il fait aménager une magnifique salle à Paris. Compromis en 1870 - 1871, au temps de la “commune ”, il est interné ; relâché quelques mois plus tard, il assure la direction d’un gymnase moins important, jusqu’en 1879, deux années avant de mourir à l’âge de 69 ans.

En dehors de quelques fascicules, il reste malheureusement peu de chose de la méthode Triat et de ses grands projets. Les séances de travail collectif ou individuel qu’il organisait comprenaient quelques exercices à mains libres, avec barres à boules de six kg et haltères courts, des courses, des sauts, mais aussi, pour les élèves les plus évolués des mouvements d’haltérophilie, tels que les arrachés, développés, épaulé et jeté, à une ou deux mains.

La méthode Triat fut, en son temps reprise, avec plus ou moins de bonheur par quelques-uns de ses élèves et des imitateurs, mais les magnifiques projets que Triat avait élaborés pour “la régénération de l'homme ” n’ont malheureusement pas reçu l’appui des pouvoirs publics et les plans qu’il avait conçus pour fonder une Ecole Normale de Gymnastique ne furent pas réalisés.
Triat n’en est pas moins le principal précurseur, en France, de la culture physique avec haltères et de la gymnastique orthopédique. Bien qu’à notre connaissance, il n’ait pas organisé de compétitions de poids et haltères, qu’il n’ait pas laissé de réglementation précisant l’exécution des mouvements haltérophiles il est celui qui a répandu l’utilisation de barre à sphères, qui a fait fabriquer du matériel nouveau, qui a influencé, par la qualité de son enseignement, les moniteurs de son époque. Enfin, il est surtout, celui qui, le premier a enseigné les mouvements haltérophiles à des amateurs.
Malgré l’impulsion donnée par Triat, l’haltérophilie ne s’implante pas immédiatement en France. Alors que le goût de l’effort physique naît, dans notre pays, de la pratique de la bicyclette, nouveau moyen de locomotion rapide et économique, alors que la gymnastique aux agrès s’organise sous la férule des moniteurs de Joinville, alors qu’après 1870, les grandes fédérations sportives apparaissent, les débuts du sport haltérophile sont longs et laborieux. Pratiqué le plus souvent dans les arrière salles de cafés et dans quelques gymnases, le lever de poids reste surtout l’apanage de quelques professionnels de la force.

Vers 1880, les premières associations naissent en Allemagne : à Hambourg, Cologne, Leipzig, Francfort, Duisbourg, Munich ; à l’origine, trois mouvements y sont pratiqués :
- un lancer de pierre
- un soulever de gueuse en résistance ;
- un porté très lourd (?).
En Russie, à Saint Petersbourg, le Dr Krajewski constate sur lui-même les bienfaits que procurent les levers de poids et crée, en 1885, le “cercle des amis de l’haltérophilie ”.
En France, les hommes forts s’exercent dans quelques gymnases. Eugène Paz, ancien élève de Triat, dirige l’un de ces établissements. Vers 1865-1875, il organise des séances de lutte et de tours de force qui obtiennent un grand succès spectaculaire. Mais le premier essai d’organisation sérieuse revient aux associations de Lille et de Roubaix qui, vers 1890, fondent la Fédération Athlétiques du Nord. Après plusieurs années de discussions et de tâtonnements, une nomenclature des mouvements est établie
Une distinction très nette est faite entre les amateurs et les professionnels. Dès 1894, un concours international est organisé dans une localité de Belgique, à Mouscron, entre Belges, Hollandais et Français, mais par la suite ce genre de compétition se heurtera à la diversité des règlements et de leurs interprétations.
- Les développés, arrachés, épaulés-jetés à un et à deux bras
- le dévissé d’un bras ;
- la volée d’un bras ;
- le bras tendu.

Edmond Desbonnet, fondateur de quelques-unes de ces associations, rédige le mode d’exécution et la réglementation de ces mouvements.
Des arbitres appelés “dynamométreurs ” sont désignés dans chaque société affiliée pour contrôler les records.
Aux Jeux Olympiques d’Athènes, en 1896, l’Haltérophilie figure au programme parmi les disciplines sportives optionnelles, mais le Baron Pierre de Coubertin à qui revient le mérite de la rénovation de “jeux ”, après 1503 ans d’interruption, semble ignorer l’inscription de ce sport au programme olympique. Aucun haltérophile français, pas plus d’ailleurs qu’allemands, ne participe à ces compétitions. Deux mouvements sont alors inscrits au programme : l’épaulé-jeté à deux bras et l’épaulé-jeté à un bras, gagnés respectivement avec 111,5 Kg et 71 Kg. Considéré comme l’homme fort de la famille royale, le Prince Georges de Grèce juge ces épreuves...
En 1898, au concours de Vienne, appelé Championnat du Monde, la diversité des interprétations dans la réalisation des mouvements est mise en évidence : les Français suivent un règlement très strict, tandis qu’Allemands et Autrichiens développent avec une technique qui sera celle des années 1960-1970 (!), épaulent en plusieurs temps, en posant la barre sur le ventre.
A chaque nouvelle organisation, le choix, le nombre ou l’exécution des mouvements sont différents ; en 1902, aux championnats du monde de Londres, le programme ne comporte pas moins de onze mouvements, de même que l’année suivante à Paris.
Même avant 1900, Edmond Desbonnet a compris la nécessité d’une organisation internationale afin de planifier, de réglementer cette discipline. Il crée l’Haltérophile-Club de Paris, appelé plus tard “l’Haltérophile-Club de France ”. L’H.C.F. a pour ambition de réunir les principaux dirigeants du monde entier : Desbonnet groupe, en un bureau d’honneur, Russes, Italiens, Anglais, Argentins, Canadiens, Autrichiens, Danois, Français.
Malheureusement, ce brillant aréopage n’entretient que des relations épistolaires, et l’influence de l’Haltérophile-Club de France ne s’étendra guère hors de nos frontières. Pourtant l’H.C.F. assure en France l’organisation d’épreuves nationales et internationales. Mis sur pied par Desbonnet, le premier championnat de France a lieu, en 1901, au cirque Molier. Les compétitions officielles, parmi lesquelles un tournoi international au Moulin-Rouge an 1903, un championnat dit du monde en 1905 (Hippodrome Bostock à Paris), se succèdent régulièrement jusqu’en 1907, date à laquelle Desbonnet se retire de l’H.C.F.
Pendant cette période, la réglementation des épreuves est encore très mouvante, le nombre des mouvements suit une courbe ascendante (11, 13 et même 17). Le nombre des essais n’est pas définitivement établi. L’innovation la plus importante est la création, dès les championnats de Paris de 1904, de trois catégories de poids de corps : léger (65 Kg), moyen (80 Kg) et lourd.
En 1907, deux listes de records du monde (amateurs et professionnels), publiées par Desbonnet, ne comportent pas moins de 22 mouvements chacune. Tous les records sont détenus par des Français, par quelques Belges et Suisses.
Ces palmarès aberrants mettent en évidence l’absence d’un organisme international, car pendant cette même période, l’haltérophilie connaît un prodigieux essor en Allemagne et en Autriche. La ville de Vienne produit de véritables colosses : en 1905, tandis que Maspoli remporte le championnat de France avec, entre autres performances, 130 Kg au jeté, Stenbach, en Autriche, bat le record du développé, en haltères séparés, avec 135 Kg.
Jusqu’à la première guerre mondiale, les compétitions se multiplient dans les pays germaniques, alors qu’en France, depuis le départ de Desbonnet de l’H.C.F., l’activité ne dépasse guère le niveau des clubs, rares étant les compétitions officielles. Ce sont principalement les exhibitions des “artistes professionnels ”, dont certains font preuve d’excellentes dispositions pour bonimenter sur les places publiques, qui tiennent lieu de publicité au sport de la “fonte ”.
Ce n’est qu’en 1913 que Jules Rosset, entouré de quelques amis - Buisson (ancien champion des légers), Heiles (ex-recordman du monde), Bourdonnay, Duchateau - fonde la Fédération Française de Poids et Haltères. Ancien lutteur, bon haltérophile, Jules Rosset est un vrai sportif. Il se révèle excellent dirigeant. Il reprend les règlements et les records de l’H.C.F. et obtient la fusion des deux organismes. Appuyé par le journaliste Frantz Reichel, il fait inscrire l’haltérophilie au programme des Jeux Olympiques, à titre provisoire. En 1920, aux Jeux d’Anvers, 14 nations participent aux épreuves d’haltérophilie (arraché d’un bras, épaulé-jeté de l’autre bras et épaulé jeté des deux bras), mais les difficultés naissent des divergentes interprétations du règlement. Rosset fonde alors la Fédération Internationale dont il assure la présidence.
Après les Jeux de Paris (1924), il obtient l’inscription définitive de l’haltérophilie au programme des Jeux Olympiques à la condition que “les exercices imposés se limitent aux trois mouvements à deux bras ”. Ainsi en ont décidé les membres du Comité Olympique International, fixant ainsi la formule technique des compétitions qui sera conservée jusqu’en 1972.
La Fédération Internationale, où l’influence française est prédominante avec Rosset puis Gouleau et Dame, jusqu’en 1950, organise quelques championnats du monde et d’Europe pendant la période 1920 - 1939. Elle se structure plus solidement à partir de 1946 ; désormais, chaque année voit l’organisation d’un championnat du monde et d’Europe, chaque année voit des affiliations nouvelles d’une ou plusieurs autres nations. En 1952, 38 nations participent aux épreuves d’haltérophilie des Jeux d’Helsinki et actuellement le nombre des pays inscrit à la Fédération Internationale, dépasse largement la centaine.
Après des débuts difficiles, hésitants, l’haltérophilie s’est donc solidement organisée, elle s’est hissé au niveau des autres grandes disciplines sportives. Tous les fervents du sport haltérophile doivent donc rendre hommage aux pionniers, aux initiateurs, aux grands dirigeants, sans oublier les athlètes les plus prestigieux qui, par leurs performances et leur personnalité, ont attiré l’attention de leurs contemporains et ont suscité des vocations sportives.

LES GRANDS CHAMPIONS
La chute incessante des records, le niveau toujours amélioré auquel se hissent les champions actuels, rendent particulièrement délicat set essai de rétrospective et de sélection des champions du passé. Comment peut ont admirer l’exploit du premier homme qui jeta 150 kg, alors que de nos jours cette performance est courante ? Comment comparer les charges réalisées par quelques athlètes au début du siècle, à celle d’une élite, sélectionnée parmi des milliers de pratiquants qui bénéficient des expériences passées, des progrès scientifiques et médicaux ?
Cependant, quelques champions émergent du passé, soit par la valeur intrinsèque de leurs performances, soit pour l’influence qu’ils ont exercée à leur époque.
Ce sont, tout d’abord, les hommes forts et professionnels qui se produisent dans les cirques, les music-hall. Nous ne citerons que les plus prestigieux.

LES FRANCAIS
LOUIS UNI, dit “apollon ”, colosse de 1,90 m pour 120 kg, débute en 1887 aux “folies bergères ”. Son entrée en scène est impressionnante, il écarte les barreaux de fer d’une grille derrière laquelle il est emprisonné ; on raconte, à ce sujet, que le forgeron chargé de redressé les barreaux remplaça ceux-ci par du fer forgé, plus proche de l’acier que du fer doux. D’abord incapable de déformer le métal, “apollon ”, stimulé par les injonctions de sa frêle épouse, réussi au prix d’un prodigieux effort à se frayer un passage à travers la grille. En 1897, à Lille, Louis Uni arracha quatre poids de commerce tenu par l’anneau dans une seule main (poids total 86 kg), il devait réussir la même charge à la volée d’un bras. “ Apollon ” serait également le premier homme à avoir épaulé et jeté l’essieu d’Apollon, une énorme barre de plus de 48 mm de diamètre, munie de deux roues de wagon de chemin de fer et pesant 166 kg. Cette performance sera contestée plus tard par Jean Dame qui fut manager de Charles Rigoulot avant d’être l’un des grands dirigeants français de l’haltérophilie. D’autres hommes forts français tels BATTA, BONNES, NOËL LE GAULOIS, LEON LE LILLOIS, connurent la célébrité en leur temps.

LES ALLEMANDS
EUGENE SANDOW. D’un gabarit moyen (1,72 m pour 82 à 85 kg). Sandow (né Frederich Mueller, de Königsberg), connaît un succès exceptionnel, d’abord dans les music-hall de Londres où il débute en 1890 à l’âge de 23 ans, puis dans le monde entier, notamment aux Etats-Unis, en France, en Allemagne. Le spectacle de poses plastiques et de tour de force qu’il présente est parfaitement réglé et très spectaculaire.
Les performances proclamées par ce bel athlète sont très nombreuses, mais rares sont celles qui furent homologuées ; l’une d’elle, 122 kg au dévissé d’un bras, paraît cependant quelque peu sous-estimée. A chacune de ses représentations, parfois deux par jour, Sandow dévissait une barre munie à chaque extrémité de sièges en forme de panier dans lesquels des jeunes femmes prenaient place.

Sandow se fixera à Londres, installera plusieurs gymnases où il enseignera la culture physique... avec poids légers. Il est l’auteur de La vie est mouvement et de La construction et la reconstruction du corps humain (1907).

* Dévissé d’un bras : le poids étant épaulé, soit avec de l’aide, soit par ses propres moyens, conserver l’avant-bras porteur à la verticale pendant tout le mouvement et fléchir le tronc vers l’avant et sur le côté opposé au poids, le bras porteur restant appuyé sur la cage thoracique. Lorsque le buste atteint ou même dépasse l’horizontale, le bras peut s’étendre. Redresser le buste.

ARTHUR SAXON. Comme son compatriote Sandow, Arthur Saxon, accompagné de deux de ses frères avec lesquels il forme le trio Saxon (de 1898 à 1914), acquiert une véritable notoriété dans le music-hall du monde entier. Solidement charpenté (95 kg), il excelle lui aussi au dévissé d’un bras où il fait preuve de dispositions exceptionnelles ; à chaque représentation, il pousse le dispositif à panier de Sandow, mais avec ses deux frères dans les paniers ; ceux-ci étant également des athlètes bien musclés, la charge ainsi levée aurait atteint le total impressionnant de 160 kg.
L’un de ses managers affirme l’avoir vu dévisser d’un bras une barre de 169 kg ainsi que 160 kg, six fois de suite. Beaucoup moins brillant dans les exercices de détente, Saxon jetait cependant 155 kg derrière la nuque mais il n’épaulait pas plus de 135 kg. Enfin, il développait 115 kg, très correctement.



UN CANADIEN FRANCAIS

LOUIS CYR. Né en 1863 dans la province du Québec, il prend rapidement des proportions colossales ; vers la trentaine, alors qu’il parvient au maximum de sa force, son poids oscille entre 125 et 140 kg, pour une taille de 1,75 m. Son tour de bras atteint 50,5 cm et son tour de cuisse 78 cm.
Jeune homme, il est bûcheron, mais il devient rapidement capable de tours de force extraordinaires. Devenu professionnel, il décolle avec le dos une plate-forme sur laquelle prennent place... 21 personnes, soit un total de quelques 1600 à 1800 kg. Il résiste à l’écartèlement de quatre chevaux, uniquement avec ses bras, des sangles étant fixées au niveau des coudes, il décolle du sol, à l’aide d’un harnais, une charge de 1480 kg ; il pousse 67 kg d’une seule main... 36 fois de suite, fait un double bras tendu avec 42,500 kg dans la main droite, 40 kg dans la main gauche ; avec une seule main, il hisse sur l’épaule, une barrique remplie de béton d’un poids de 200 kg ; il parvenait aussi à décoller avec un seul doigt, une charge de 249 kg. Il est possible que certaines de ces charges aient été surestimées, ne serait ce qu’en l’absence de bascule adaptée à ces charges énormes, mais il n’en reste pas moins que Louis Cyr, homme extrêmement fort, peut être considéré comme le précurseur de Douglas Hepburn et de Bob Anderson.

UN RUSSE
GEORGES HACKENSMIDT. Né en 1878 en Estonie, il pratique la gymnastique et les poids dès l’âge de 14 ans. A 18 ans, il lève d’une seule main au-dessus de la tête un poids de 97,500 kg. Il devient lutteur, remporte un championnat d’Europe en 1898 à Vienne puis passe professionnel et bat, en 1901, les meilleurs lutteurs du moment. Très précoce, il réalise ses meilleures performances haltérophiles vers l’âge de 21 ans, au poids de corps de 87 kg environ :
- arraché à droite : 89,500 kg ;
- arraché à deux bras : 114 kg ;
- épaulé jeté : 140 kg ;
- développé couché : 127,500 kg.
Dans la position de pont du lutteur, il amenait 141,500 kg sur la poitrine et les développait ensuite.
Hackensmidt était donc en 1898 un super athlète très complet, aussi brillant dans les exercices de force-détente-adresse que dans ceux de force-résistance.

LES AUTRICHIENS
La ville de Vienne a produit une série d’hommes forts de gros gabarit qui, s’ils n’appliquaient pas les règlements en vigueur en France, n’en étaient pas moins remarquables.
WILHELM TÜRK (né en 1857), jette 150 kg avec épaulé facultatif, en... 1893, développe 138,500 kg avec temps de départ et cambrure, ainsi que 127 kg avec haltères séparés (1901).
WITZELBERGER, GRAFL, STEINBACK, DANZER, SWOBODA se distinguent tour à tour : Grafl jette 175 kg, en 1910, après avoir épaulé en plusieurs temps, Swoboda, dont le poids de corps oscille entre 150 et 180 kg..., réussit 183,700 kg un an plus tard, avec la même technique. En 1912, il développe 150 kg à Leipzig et juste avant la guerre 14-18, il jette 192,500, épaulés avec de l’aide.
Pour compléter cette rétrospective des “ hommes forts ” d’avant 1914, il faut citer les Munichois Hans Beck, et Andréas Maïer, et aussi Cyclops , de Dantzig qui déchire les pièces de monnaie, Jahr Grün dit “ Marx ” (Luxembourg ” pourrait être également retenu, pour son aptitude... à rompre des fers à cheval.
Parmi les meilleurs amateurs de cette époque, retenons le Lyonnais Maspoli, sculpteur de talent et particulièrement brillant dans les exercices de détente, les frères Maurice et Emile Deriaz (Suisse) qui devinrent ensuite professionnels, Vasseur qui fût le premier homme à arracher 100 kg d’un bras...
Pendant la période d’entre-deux guerres (1918-1939), les Français remportent des médailles à chaque Olympiade.
Tout d’abord Gance (moyen), et Cadine (mi-lourd), en 1920, puis Decottignies (plume) et Rigoulot (mi-lourd) aux Jeux de Paris en 1924
Ces performances exceptionnelles classent Rigoulot parmi les précurseurs de l’haltérophilie moderne.
En dépit des coupes sombres opérées par le professionnalisme dans les rangs des amateurs (Cadine, Rigoulot), la France présente des athlètes de grande valeur ; en 1928, Roger François gagne le titre des moyens, et Hostin une médaille d’argent. A Los Angelès, en 1932, l’haltérophilie française connaît son apothéose, elle remporte trois titres sur cinq avec Suvigny, en plume, Duverger en léger, et Hostin en mi-lourd.
En 1936, à Berlin, une deuxième médaille d’or est décernée à Hostin, c’est sa troisième médaille olympique.
Mais à cette dernière Olympiade, précédant la deuxième guerre mondiale, la supériorité française est en déclin ; alors qu’Hostin est le seul médaillé français, Allemands et Egyptiens se partagent 9 médailles sur 15... A partir de 1937, malgré une progression constante de leurs records, les Français n’assurent qu’une participation honorable dans les compétitions mondiales.
Quelques champions de valeur internationale, mettent cependant, en valeur l’haltérophilie française ; ce sont, Ferrari (mi-lourd), recordman du monde du jeté avec 169 kg, classé second du championnat du monde 1947, et Jean Debuf, porte-drapeau de l’haltérophilie française de 1948 à 1960.
Trois fois champion d’Europe, malgré la présence des champions soviétiques, Debuf remporte de nombreuses places d’honneur aux championnats d’Europe et du Monde, il est médaillé olympique en 1956, à Melbourne.
Pendant cette dernière période, l’haltérophilie mondiale est d’abord dominée par les U.S.A. Puis, peu à peu, les Soviétiques rejoignent les Américains avec lesquels ils se partagent tous les titres aux Jeux d’Helsinki en 1952 et aux Jeux de Melbourne en 1956.
L’U.R.S.S., ensuite, affirme nettement sa supériorité sur les Etats-Unis, et reste sans rival sur la scène internationale. Seule, l’équipe très homogène des Polonais et quelques individualités - Japonais, Finlandais, Iraniens, Hongrois - réussissent à battre en brèche cette prédominance fondée sur plusieurs centaines de milliers de pratiquants et sur une organisation cohérente.
Les champions de la catégorie spectaculaire des “lourds ” retiennent principalement l’attention.
Le noir Américain John Davis, bel athlète, au gabarit semblable à celui de Charles Rigoulot (1,74 m pour 100 à 105 kg) est le premier à rejoindre le champion français en jetant 182,500 kg.
Hepburn (Canada), Schemanski (U.S.A.), puis l’énorme Paul Anderson (160 kg de poids de corps) - le premier à franchir la barrière des 500 kg (total des trois mouvements) - succèdent à Davis.
Le magnifique athlète soviétique Youri Vlassov, de 1959 à 1964, repousse les limites de la puissance humaine, mais il est rejoint et même dépassé par le gigantesque Zabotinsky (1,73m pour 160 kg). Alexeev (U.R.S.S.), enfin, quoique d’un gabarit moins exceptionnel, franchit allègrement le cap des 600 kg, bouscule tous les records et s’oriente vers les 650 kg... (ces chiffres ne seront jamais atteints en raison de la suppression, en 1972, du développé).
La progression des records est aujourd’hui telle que toutes les prévisions les plus optimistes, les plus exagérées, sont dépassées. Naguère, pouvait-on penser qu’un homme puisse atteindre les 500 kg, aurait-on osé parler de 600 kg... La réalité d’aujourd’hui dépasse la fiction... d’hier.
A dessein, ont été cité en priorité les noms des hommes les plus forts qui tous appartiennent à la catégorie des poids lourds ou super lourds. Mais, comparativement, les performances des champions des autres catégories apparaissent souvent très supérieures tel Tom Kono (U.S.A.) qui pendant dix ans domine la scène internationale... dans trois catégories, Berger (U.S.A.), Vorobiev (U.R.S.S.), Lomakin (U.R.S.S.), Stogov (U.R.S.S.), Martin (Angleterre), s’estompe, absorbé par les performances à sensation des nouveaux champions, et aujourd’hui un homme de 70 kg est plus fort, avec 190 kg au jeté, que le lourd John Davis des années 50.
Ainsi nul ne peut assigner de limites à la puissance humaine ; à la rigueur, il est permis de formuler quelques prévisions, prudentes et à court terme.
L’augmentation du nombre des pratiquants, les observations des champions du passé, mais aussi la méthode expérimentale, la connaissance et la mise en application des découvertes de la physiologie, de la médecine, de la psychologie... expliquent l’actuelle progression et laissent soupçonner des possibilités dont les limites seront, sans cesse repoussées.
Le nom de Charles Rigoulot restera sans aucun doute le plus prestigieux de cette période, il améliore les records du monde “amateurs ” :
- arraché d’un bras : 101kg
- arraché à deux bras : 126 kg
- épaulé jeté à deux bras : 161 kg
Au cours des années 1929 à 1931, étant passé professionnel, il établit des records dont certains ne sont égalés que vingt ans plus tard...

Ce sont :
- arraché d’un bras : 116 kg
- arraché à deux bras : 143 kg
- épaulé jeté à deux bras : 182,500 kg.


L’HALTEROPHILIE FRANCAISE
LES MEDAILLES OLYMPIQUES
1920 : ANVERS
Moyen : GANCE OR
Mi-lourd : CADINE OR
Lourd : BERNOT BRONZE
1924 PARIS
Léger : DECOTTIGNIE OR
Mi-lourd : RIGOULOT OR
1928 AMSTERDAM
Moyen : FRANCOIS OR
Mi-lourd : HOSTIN ARGENT
Léger : ARNOULT BRONZE
1932 LOS ANGELES
Plume : SUVIGNY OR
Léger : DUVERGER OR
mi-lourd : HOSTIN OR
1936 BERLIN
Mi-lourd : HOSTIN OR
1956 MELBOURNE
Lourd : DEBUF BRONZE
1976 MONTREAL
Léger : SENET ARGENT


Bien que l’haltérophilie Française ne retrouvera jamais les lustres d’avant 1940, de nombreux champions représentèrent dignement notre pays dans le concert international.
Parmi les plus titrés :
Jean DEBUF
3 fois Champion d’Europe.
Médaillé de Bronze aux J.O. de 1956.
Vice Champion du Monde (total) en 1949.
Vice Champion du Monde (total) en 1951.
Vice Champion d’Europe (total) en 1954.
Vice Champion d’Europe (total) en 1955.
13 fois Champion de France
Henri FERRARI
Recordman du monde de l’épaulé jeté en 1945 avec 169 kg.
Vice Champion du Monde en 1947.
Marcel PATERNI
Recordman du monde du développé en 1959 avec 150,5 kg.
Médaille de bronze aux championnats d’Europe 1960.
Médaille de bronze aux championnats du Monde 1961.
Médaille de bronze aux championnats d’Europe 1962.
Médaille de bronze aux championnats d’Europe 1964.
4ème aux J.O. de Rome (1960).
4ème aux championnats du Monde 1962.
4ème aux championnats du Monde 1965.
3 fois sélectionné aux J.O. (1956-1960-1964)
Rolf MAÏER
Médaille de bronze aux championnats d’Europe 1965.
3 fois sélectionné aux J.O. (1960-1964-1968)


Jean Paul FOULETIER
Médaille de bronze aux championnats d’Europe 1969.
Médaille de bronze aux championnats du Monde 1970.
Aimé TERME
Recordman d’Europe de l’arraché avec 143 kg (75 kg) en 1970.
Recordman du Monde de l’arraché avec 145,5 kg (75 kg) en 1973.
Champion du Monde (arraché) en 1969.
Champion d’Europe (arraché) en 1969.
Champion du Monde (arraché) en 1970.
Champion d’Europe (arraché) en 1972.
Vice Champion du monde (arraché) en 1972.
Médaille de bronze (arraché) aux championnats d’Europe 1971.
Pierre GOURRIER
Vice Champion d’Europe (épaulé jeté) en 1968.
Médaille de bronze (arraché) aux championnats du Monde 1970.
Médaille de bronze (arraché) aux championnats du Monde 1972.
Médaille de bronze (épaulé jeté) aux championnats du Monde 1976.
Médaille de bronze (épaulé jeté) aux championnats d’Europe 1978.
102 records de France
13 fois champion de France
3 fois sélectionné aux J.O. (1968-1972-1976)
Jean Claude CHAVIGNY
Recordman d’Europe du développé avec 115 kg (60 kg junior).
2 fois sélectionné aux J.O. (1976- 1980).

Daniel SENET
Vice Champion Olympique en 1976 (67,5 kg).
Champion du Monde (arraché) en 1977.
Champion du Monde (arraché) en 1981.
Champion d’Europe (arraché) en 1981.
Vice Champion du Monde (arraché) en 1976.
Vice Champion du Monde (arraché) en 1980.
Vice Champion d’Europe (arraché) en 1977.
Médaille de bronze (arraché) aux championnats du Monde 1979.
Médaille de bronze (total) aux championnats du Monde 1979.
Médaille de bronze (total) aux championnats du Monde 1981.
Médaille de bronze (total) aux championnats d’Europe 1981.
Laurent FOMBERTASSE
Vice Champion d’Europe (épaulé jeté) 1990.
Médaille de bronze (épaulé jeté) aux championnats d’Europe 1989.
Francis TOURNEFIER
Médaille de bronze (total) aux championnats d’Europe 1990.
Médaille de bronze (total) aux championnats du Monde 1991.
Médaille de bronze (épaulé jeté) aux championnats d’Europe 1990.
Médaille de bronze (épaulé jeté) aux championnats d’Europe 1992.

Performances significatives:
Les Français à 200 kg à l’épaulé jeté :
1 R. LEVECQ 200 (100)
2 J.P. FOULETIER 200 (100)
3 GOURRIER 215,5 (110)
4 HILLER 202,5 (+110)
5 KOLLER 203 (+110)
6 KRETZ 200 (100)
7 TOURNEFIER 220 (100)
8 SAGEDER 202,5 (91)
9 TOKOTUU 215 (+105)
10 HEAFALA 206 (+105)


Daniel SENET 150kg à l’arraché en moins de 67,5 kg !
L’histoire de l’haltérophilie française ne pourrait pas non plus s’écrire sans le nom de grands dirigeants qui surent organiser et structurer ce sport à l’échelon Français mais aussi international.

LES PRESIDENTS
- Jules ROSSET (fondateur de la F.F. et de la Fédération Internationale). Président de 1914 à 1923.
- Camille HARASSE de 1923 à 1952
- Jean DAME de 1952 à 1967.
- Célestin BOVI de 1967 à 1971.
- Raymond TOURNIER de 1971 à 1973.
- André CORET de 1973 à 1992.
- Henri LAGARRIGUE de 1992 à 1996.
- Bernard GARCIA de 1996 à 1998.
- Jean Paul BULGARIDHES Actuel Président
LES DIRECTEURS TECHNIQUES NATIONAUX
- Claude TAILLEFER de 1966 à 1970.
- Roger GERBER de 1975 à 1985.
- Marcel PATERNI de 1985 à 1987.
- André DRUBIGNY de 1987 à 1993.
- Christian BEECKUIZEN (par intérim)
- Roger PAOLETTI de 1993 à 1995.
- Jean-Marc APPARUIT (par intérim) de 1995 à 1998.
- Pierre TABERNA de 1998 à 2001.
- Bernard PAGES Actuel D.T.N.


LES DATES A RETENIR
1896 J.O. ATHENES Démonstrations de mouvements haltérophiles.
1904 J.O. St LOUIS Démonstrations de mouvements haltérophiles.
1914 Création de la Fédération Française de Poids et Haltères par Jules ROSSET.
1920 Création d’une Fédération internationale par le même Jules ROSSET.
1920 J.O. ANVERS L’haltérophilie est admise provisoirement aux J.O.
2 mouvements d’un bras
1 mouvement à deux bras
5 catégories de poids de corps.
1924 J.O. PARIS 2 mouvements d’un bras
3 mouvements à deux bras
5 catégories de poids de corps.
1925 Officialisation définitive de l’haltérophilie aux J.O. avec 3 mouvements à deux bras.
- DEVELOPPE - ARRACHE - EPAULE JETE -
5 catégories de poids de corps de Plume (60 kg) à Lourd (+ 82,5 kg).
1952 Création de 2 catégories de poids de corps supplémentaires, soit 7 catégories ;
de Coq (56 kg) à Lourd (+ 90 kg).
1968 Création de 2 catégories supplémentaires portant à 9 catégories ;
de Mouche (52 kg) à Lourd (+110 kg).
1968 Création de la remise de médaille par mouvements et au Total.
1972 Suppression du développé Olympique.
1975 Création des Championnats du Monde Junior (premier à Marseille FRA).
1976 Création d’une dixième catégorie, les 100 kg ;
Appellation des catégories par des chiffres (avant : mouche, coq, plume, léger, moyen, mi-lourd, lourd-léger, lourd-moyen, lourd, super-lourd).
1980 Officialisation d’une table de cotation internationale (table IWF), permettant de comparer toutes les catégories.
1984 Officialisation de l’haltérophilie féminine avec neuf catégories (44-48-52-56-60-67,5-75-82,5-+82,5).
1887 Premier Championnat du Monde Féminin (premier Miami USA).
1992 Changement de toutes les catégories de poids de corps.
qui deviennent : 54-59-64-70-76-83-91-99-108-+108 pour les hommes
46-50-54-59-64-70-76-83-+83 pour les femmes
1997 Introduction des femmes au programme Olympique
1998 Changement des catégories de poids de corps avec 8 catégories pour les hommes.
Qui deviennent : 56-62-69-77-85-94-105-+105 pour les hommes.
Et avec 7 catégories pour les femmes qui deviennent : 48-53-58-63-69-75-+75.
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MessageSujet: Re: L'historique de l'haltérophilie   L'historique de l'haltérophilie Icon_minitimeDim 10 Juil 2011 - 21:43

congr Excellent, énorme travail.

Citation :
la puissance que déployait le Grec Milon pour charger un boeuf sur ses épaules ?
D'où le principe de surcharge régulière pour progresser: il a débuté en prenant le taureau jeune et en le soulevant une fois chaque jour a progressé au fur et à mesure de la prise de masse du taureau.

Pas de changement de catégorie en haltéro en 2011?

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MessageSujet: Re: L'historique de l'haltérophilie   L'historique de l'haltérophilie Icon_minitimeDim 10 Juil 2011 - 21:51

A priori je dirait que nan.
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MessageSujet: Re: L'historique de l'haltérophilie   L'historique de l'haltérophilie Icon_minitime

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